Maloja Plana

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L’aide sociale en Suisse — une orientation

L’aide sociale est le dernier échelon du filet social suisse — elle intervient là où tout le reste ne suffit pas ou ne suffit plus. La compétence n’appartient pas à la Confédération, mais aux cantons et, dans beaucoup d’entre eux, aux communes.

Une orientation, et non un conseil juridique ou financier — seul l’organe compétent fait foi. Cette page ne mentionne volontairement ni montants ni délais.

Subsidiaire signifie : d’abord tout le reste

L’aide sociale est subsidiaire. Avant qu’elle entre en ligne de compte, d’autres droits sont examinés : salaire, indemnités de chômage, rentes, prestations complémentaires, réduction des primes, contributions d’entretien, bourses d’études. La fortune propre est également prise en compte, les cantons connaissant une franchise dont le montant diffère.

C’est la raison pour laquelle une demande commence souvent par beaucoup de questions portant sur de tout autres prestations. Il ne s’agit pas de méfiance, mais de l’ordre prévu par la loi.

Les normes CSIAS sont des recommandations, pas une loi

C’est le point le plus souvent négligé. Les normes de la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS) sont des recommandations. Elles ne deviennent contraignantes que dans la mesure où un canton les reprend dans son propre droit — et les cantons le font dans une mesure variable.

Concrètement : un calculateur CSIAS donne une bonne première orientation, mais il ne constitue pas une promesse. Ce qui vaut dans votre cas figure dans la loi cantonale sur l’aide sociale et dans la décision de l’organe compétent.

De quoi se compose typiquement le soutien

Dans la plupart des cantons, il s’agit de trois éléments : un forfait pour l’entretien, les frais de logement dans les limites usuelles du lieu, et les soins médicaux de base. S’y ajoutent le cas échéant des prestations circonstancielles.

Nous ne mentionnons volontairement pas les montants ici : ils diffèrent selon le canton et la taille du ménage et sont adaptés régulièrement. Un chiffre sur une page comme celle-ci serait faux après peu de temps.

Le droit que personne ne peut perdre

Indépendamment de tout ce qui précède, la Constitution fédérale, article 12, consacre le droit d’obtenir de l’aide dans des situations de détresse : quiconque est dans une situation de détresse et n’est pas en mesure de subvenir à son entretien a le droit d’être aidé et assisté et de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine.

Ce droit appartient à toute personne en Suisse. Il n’est pas la même chose que l’aide sociale et couvre moins — mais il est la limite inférieure en deçà de laquelle on ne peut pas descendre.

Questions fréquentes

À combien d’aide sociale ai-je droit ?

Cela se mesure au lieu de domicile, à la taille du ménage, au revenu, à la fortune et aux frais effectifs de logement et de santé — et cela relève du droit cantonal. Il n’existe pas de chiffre valable partout. Les calculateurs d’aide sociale donnent une orientation provisoire ; seule la décision de l’organe compétent fait foi.

Les normes CSIAS sont-elles une loi ?

Non. Ce sont des recommandations de la Conférence suisse des institutions d’action sociale. Elles ne sont contraignantes que dans la mesure où un canton les a reprises dans son propre droit. C’est pourquoi une même situation peut être appréciée différemment selon le canton.

Dois-je d’abord épuiser ma fortune ?

La fortune est prise en compte, mais pas entièrement : les cantons connaissent une franchise à laquelle il n’est pas touché. Son montant diffère selon le canton et le ménage. L’organe compétent effectue le calcul au cas par cas.

Quelle est la différence avec les prestations complémentaires ?

Les prestations complémentaires (PC) relèvent du premier pilier et entrent en règle générale en ligne de compte lorsqu’une prestation de l’AVS ou de l’AI ne couvre pas les besoins vitaux. Elles sont réglées par le droit fédéral et ne sont pas de l’aide sociale. Un droit aux PC prime l’aide sociale.

Maloja Plana fait le calcul pour votre situation.

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Sources et calculateurs

Maloja Plana n’a aucun lien avec ces organismes. Le lien hypertexte n’implique ni collaboration ni approbation. Tous ne sont pas des autorités — la CSIAS, par exemple, est une association professionnelle ; ses normes sont des recommandations.

Cette page est une aide à l’orientation fondée sur des informations publiques — ni conseil juridique ni conseil financier. Elle ne mentionne volontairement ni montants, ni délais, ni limites de revenu : ceux-ci varient d’un canton à l’autre et changent régulièrement. Seuls le renseignement ou la décision de l’organe compétent font foi.

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